> Compagnie de théâtre L'Elan bleu en Normandie
Edward Bond a construit une situation qui est aussi improbable que probable : vivre après une catastrophe nucléaire. Il est vrai que le conflit nucléaire représente l'ultime idée de la guerre. Mais il est également vrai que les scènes de guerre que nous communiquent tous les jours les médias nous rapprochent d'une réalité qui pourrait être celle d'une vie après un acte jusqu'à présent impensable.
Pline l'Ancien a décrit l'atmosphère après l'éruption volcanique du Vésuve qui eut lieu en 79 av. J-C et qui anéantit les villes environnantes : « Finalement l'obscurité baissa et disparut comme une fumée ou un nuage. Nous aperçûmes une véritable lumière de jour et même le soleil brilla, mais avec un contour jaunâtre comme une éclipse. Terrorisés, nous vîmes que tout avait changé, avait été enterré sous des cendres profondes comme des amas de neiges.(.)
Bien sûr, ajoute Pline, cette description n'est pas suffisante pour donner une image exacte de ce qui se passa. Vous la liriez sans avoir la moindre idée de ce que vous apercevriez si vous en étiez témoin. »
Ce texte que Bond a mis en exergue est une belle introduction au monde qu'il dessine.
> La mise en scène est pensée de telle sorte de suivre à la lettre la proposition décrite par Edward Bond
lui-même, rendant ainsi la lecture la plus compréhensible qui soit et le dispositif le plus simple et épuré.
Mise en voix Olivier Poujol
Avec
Valére Habermann
Coproduction et soutien technique Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-Octeville.