> Compagnie de théâtre L'Elan bleu en Normandie
Après un grand nombre de siècles passés aux Enfers, les âmes des justes et celles des méchants qui avaient expié leurs fautes aspiraient à une vie nouvelle, et obtenaient la faveur de revenir sur la terre habiter un corps et s’associer à sa destinée. Mais avant de sortir des demeures infernales, elles devaient perdre le souvenir de leur vie antérieure, et à cet effet boire les eaux du Léthé, fleuve de l’oubli. « Tous croient qu’il doit rester quelque chose du travail, de l’effort d’une vie. Pas pour les autres. Ils ne pensent pas aux autres. Personne ne pense aux autres. Ils le veulent pour que les autres pensent à eux. À eux seuls. C’est pour cela qu’ils le veulent. Moi, je ne le veux pas. Mon testament ne lègue que des cendres. Des cendres et seulement des cendres. Ce n’est pas peu de chose. Regardez-les. Ce n’est pas peu de chose. Regardez comme il y en a. ». Ce texte de Dimitri Dimitriadis n’est pas un texte de révolte. C’est un texte de lucidité, d’une lucidité qui s’éprouve aux limites de l’existence, un texte qui ne fait aucune concession à rien. Il est l’opposé des littératures d’ambiance qui meublent les tables des librairies.
Mise en Jeu Olivier Poujol
Avec
Dans le cadre de « Balkans en transit », Coproduction et soutien technique Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-Octeville. Et dans le cadre de « Corps de texte » au Théâtre des Deux rives (76).